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Les bâtisseurs de l'an mil

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Cité médiévale de Montcornelles : un projet titanesque sur le point de se concrétiser

Cité médiévale de Montcornelles : un projet titanesque sur le point de se concrétiser
Régis Navarro, initiateur du chantier de Montcornelles, future cité médiévale devant être bâtie sur le canton d’Hauteville, voit enfin l’avenir de son projet se dessiner avec davantage de clarté. Certaines des nombreuses contraintes réglementaires semblent sur le point de s’effacer, et le soutien des collectivités s’est affirmé au cours des derniers mois. Il espère désormais pouvoir lancer les travaux en 2015, pour accueillir les premiers visiteurs en 2016.

Régis Navarro, le projet de la cité médiévale de Montcornelles fait parler de lui depuis plus de deux ans maintenant. Concrètement, où en est le dossier aujourd’hui ?

Il avance toujours, avec deux phases plus particulièrement en cours de finalisation. La première concerne l’approche réglementaire, avec la classification urbanistique du site. Les démarches administratives sont en cours. Tout a été désormais déposé voici quelques jours. On ne pourra rien faire sans ce feu vert, qui devrait probablement être donné en fin d’année. C’est le prérequis à toute initiative sur place, et ce fut laborieux, mais nous avons été plutôt bien soutenus dans nos démarches administratives et réglementaires par les services de l’État. Je suis donc confiant. Le second sur lequel nous travaillons concerne l’approche juridique et financière. Tout cela est étudié principalement en lien avec la Communauté de communes du plateau d’Hauteville. Il s’agit de trouver un statut pour superviser l’ensemble du projet. Toutes les solutions juridiques sont donc appréhendées. On s’oriente désormais vers la création d’une SIC (Société coopérative d’intérêt collectif), l’idée étant de s’ouvrir sur une approche collaborative, d’impliquer les différents partenaires qui souhaiteraient nous rejoindre. Un projet de cette envergure nécessite aussi un apport de fonds conséquent.

Ou en êtes-vous de votre recherche de financements et quelles ont les perspectives de rentabilité ?

En fait, nous avons élaboré un programme financier qui devrait se découper en trois périodes principales. Au lancement, il y a évidemment des investissements importants afin de tout mettre en œuvre. Sur une période de 3 ans environ, nous avons besoin de subventions. On sait qu’on va pouvoir compter sur le soutien du Conseil général, indirectement de la Région, et cela devrait déjà couvrir plus de la moitié de notre besoin initial. Il faut trouver le reste, et nous comptons nous appuyer, entre autres, sur des mécanismes d’attribution de subventions européennes. Il est important de comprendre que la première année ne sera pas ouverte au public, et il faudra pourtant bien rémunérer les professionnels qui vont amorcer le chantier. Puis les 4èmes et 5èmes années, il y aura une montée en puissance sur les visites, ce qui devrait permettre de rentrer des fonds, de trouver petit à petit un équilibre, et de s’émanciper des financements publics. Enfin, à l’horizon de 6 ans nous pensons atteindre l’autofinancement. Il faut cependant garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas là d’un projet avec des visées de forte rentabilité. L’idée est, dès que possible, de réinvestir les bénéfices afin de poursuivre le chantier.

Peut-on s’aventurer à un planning prévisionnel pour le début des travaux ?

Nous espérons cette fois, pouvoir valider les dernières autorisations en cours d’année et débuter les travaux en 2015. Cela signifie dans ce cas une ouverture au public du chantier en 2016.

Avez-vous une idée précise du nombre de visiteurs attendus ?

Un cabinet d’ingénierie touristique a effectué plusieurs estimations. Il a évalué que nous pourrions recevoir environ 15.000 personnes dès la première année d’ouverture, et 80.000 à l’horizon de 10 ans, en gardant à l’esprit qu’il s’agira d’un site à activité saisonnière, d’avril à octobre.

Combien de personnes seront mobilisées sur le chantier au départ et qui seront-elles ?

Au lancement il y aura environ 8 personnes pour constituer l’équipe technique, avec les différents corps de métiers, et 4 personnes supplémentaires dès que le site recevra ses premiers visiteurs. Nous voulons nous efforcer de privilégier de la main d’œuvre locale. Le personnel sera salarié, et devra s’adapter à de multiples contraintes, puisqu’il faudra accepter de travailler avec des techniques manuelles ancestrales. Cela peut-être un sacré challenge pour certains, et il est évident que la motivation sera le premier critère de recrutement, d’autant plus qu’il faudra travailler ici les week-ends pour bien répondre à l’attente pédagogique du public venu observer les méthodes de construction.

Vous vous êtes lancé dans cette aventure avec principalement deux co-porteurs du projet : Bernard Lacote et Claude grange, sont toujours avec vous ? D’autres se sont ajoutés ?

Oui, nous sommes toujours impliqués tous les trois, même si pour moi c’est d’avantage un véritable projet de vie, puisque j’ai cessé mon activité professionnelle pour m’y consacrer à 100%. Parallèlement, des partenaires vont évidemment venir se greffer, notamment par le biais d’une association dont les statuts devraient être déposés dans les prochains jours. L’idée est d’échanger, de partager, de mobiliser toutes les bonnes volontés et les personnes motivées. Nous voulons créer une dynamique et une émulation autour du futur projet de Montcornelles.

D’un point de vue architectural ou historique, le projet se précise également ?

Prioritairement, nous avons mené des études d’impact pour que la cité s’intègre au mieux dans l’environnement. Une vaste étude a notamment été réalisée par un cabinet d’architecture paysagère. Il s’agit de répondre aux inquiétudes bien légitimes des habitants du secteur, et je crois qu’on a réussi pour l’instant à concilier beaucoup d’enjeux. Cela semble tout à fait compatible avec la préservation du cadre de vie. L’étude historique proprement dite et précise sera finalisée plus tard. Il faut bien comprendre qu’il y a deux dimensions : une dimension technique et une autre historique, narrative, imaginaire...Et pédagogique bien sûr. Montcornelles ne sera de toute façon pas une reconstitution historique au sens strict du terme. C’est tout simplement inconcevable et impossible, ne serait-ce que pour respecter les réglementations en matière de code du travail. L’idée est vraiment, d’une façon plus large, de présenter les métiers des anciens bâtisseurs, leurs techniques de travail, l’artisanat d’autrefois...

Le manque d’hébergement, de structures d’accueil touristique sur le plateau ne pourrait-il pas être un frein au développement d’une telle infrastructure ?

Je crois que nous n’en sommes pas là et surtout, nous ne sommes pas des investisseurs. Ce n’est pas notre rôle d’évaluer cela. Ce sera une problématique plus large qui se posera peut-être plus tard. Pour l’instant il faut que le projet avance, et les choses devraient se faire naturellement.

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Sur les illustrations accompagnant cet article, sont présentées une vue aérienne en 3D de la cité à l'échéance de 40 ans, réalisée par l'Atelier du triangle, ainsi qu'une vue de la "rue des Echoppes" imaginée par le célèbre illustrateur britannique Gary Chalk

 




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