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“Massacre” sur la rivière d’Ain : des associations décident d’attaquer EDF en justice

“Massacre” sur la rivière d’Ain : des associations décident  d’attaquer EDF en justice
Consternation au sein des associations qui régissent l’activité de pêche sur la basse rivière d’Ain, après la découverte d’une mortalité massive au sein de la faune aquatique. Des truitelles à peine écloses, mais également des poissons blancs et autre vairons auraient été victimes par milliers de la gestion des infrastructures hydroélectriques assurée en amont par EDF.

 

Tout récemment dans nos colonnes, alors que l’ouverture de la truite se profilait, certains représentants de sociétés de pêche livraient leurs inquiétudes au sujet de la densité faiblissante de salmonidés dans la rivière d’Ain. Parmi eux, Alexandre Guinot, président de l’Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques (AAPPMA) de Pont-d’Ain, évoquait même une situation “catastrophique”. Il déplorait tout particulièrement l’activité de l’opérateur hydroélectrique EDF, à l’origine “de dégâts considérables” dans les frayères ou sur les populations d’alevins. Des lâchers d’eau ravageurs, mais également des rétentions de débit brutales et meurtrières, qui porteraient tout au long de l’année gravement atteinte à une population déjà fragilisée de truitelles autochtones et d’ombres communs.

Et malheureusement, les faits survenus ces derniers ces derniers jours pourraient lui donner raison. La semaine dernière, les observateurs bénévoles des associations de pêche, ont été alertés par la découverte de milliers d’alevins morts, coincés le plus souvent sur des parties asséchées, hors du lit principal de la rivière. Les bénévoles investis pour la protection de la rivière d’Ain ont évoqué un véritable “massacre”, en lien direct avec la gestion des barrages en amont par EDF. Plusieurs opérations de marnage, avaient en effet été menées les jours précédents, et les milliers de minuscules truites tout juste sorties de leurs œufs, n’ont visiblement pas survécu à un tel traitement.

Alexandre Guinot a donc décidé de déposer plainte cette semaine auprès de l’Agence française de la biodiversité : “c’est scandaleux. Cette année nous étions très attentifs à l’émergence des truitelles survenue il y a environ 15 jours. Il y avait encore beaucoup d’alevins en tout début de semaine précédente, puis le mardi, c’était un vrai carnage. On ne voit quasiment plus rien. Des millions d’invertébrés ont aussi été piégés, et on imagine les conséquences lorsqu’on sait que c’est aussi la nourriture des truites”.

Si du côté d’EDF, on évoque plutôt la concomitance de plusieurs facteurs, ce n’est pas vraiment l’avis d’Alexandre Guinot : “c’est faux, dans le cas précis il n’y a pas de facteurs multifactoriels. Et puis il y a des décennies que tout cela dure et que la rivière en paye le prix. Déjà, en 1934, nous avons pu voir sur des documents que c’était une inquiétude des pêcheurs locaux. Nous, ce qu’on leur demande, c’est de démoduler au maximum sur les écluses de Vouglans jusqu’à Leyment pour “amortir” la modification des débits. Ils peuvent le faire mais cela ne prime pas sur leurs intérêts économiques...

Deux autres associations agréées de pêche et protection des milieux aquatiques qui interagissent sur la basse rivière d’Ain, devraient également se joindre à la procédure engagée.

On a toujours de très gros problèmes avec les marnages d’EDF. Le débit augment d’un coup puis est stoppé aussi sec. Les alevins restent alors coincés dans des flaques...” déplore ainsi Michel Vorger, président de l’association de Pêche & Protection de la Vallée de l’Ain, se déclarant “pleinement solidaire” de l’AAPPMA de Pont-d’Ain. “Plus qu'un intérêt économique, cela ressemble à un intérêt de confort pour EDF. Les truitelles venaient de sortir, elles ne mesuraient souvent pas plus de 1cm...

Une autre crainte concerne les ombres communs, autres poissons emblématiques de la rivière d’Ain, alors que l’éclosion des œufs était toute proche. Il est cependant pour l’instant très compliqué d’estimer l’impact, même si Alexandre Guinot ne se fait pas trop d’illusion à ce sujet.

Il estime que tout cela est d’autant plus déplorable, que certains accords ont été passés avec EDF : “des efforts étaient réalisés ces dernières années sur certaines éclusées, et cela gâche tout. La population des truites reste très fragile, mais on sait qu’elle arrive à se reproduire dans l’Ain et même à passer l’été alors que les niveaux sont bas et que la température monte. La période d’éclosion est toujours la plus sensible, c’est une génération entière de truites qui est sacrifiée”...

Photo : Des alevins de truites ont succombé par milliers suite à la modification des débits d’eau par les ouvrages hydroélectriques.




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