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Ambérieu

Fouilles archéologiques

Fouilles archéologiques

On a retrouvé les ancêtres des Ambarrois !

On a retrouvé les ancêtres des Ambarrois !
Les fouilles archéologiques menées récemment à Sous la Chaume ont permis de mettre à jour des dépouilles humaines remontant au néolithique. Il s’agit de celles des Ambarrois qui vivaient ici il y a plus de 5.000 ans, pendant la Préhistoire.

 

Des restes des premiers habitants d’Ambérieu ont été découverts au nord du quartier de Tiret, au lieu-dit Sous la Chaume, juste à côté du projet immobilier Ambélia. Après un premier diagnostic archéologique mené à titre préventif en amont d’un projet d’aménagement de la commune, les fouilles que l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) menées sur mars et avril ont en effet permis de mettre à jour 28 tombes collectives contenant les dépouilles des ancêtres des Ambarrois, et même des ancêtres des Ambarres, ce peuple qui vivait ici à l’époque celtique.

D’après les datations au carbone 14 des archéologues, ces vestiges remontent au néolithique moyen 1, soit entre -4.700 et -3.500 avant JC, donc à la Préhistoire, à l’âge de la pierre polie plus précisément. Une découverte très intéressante pour la directrice des fouilles, Frédérique Blaizot, archéologue et anthropologue de l’INRAP, spécialisée dans l’archéologie funéraire. Car hormis quelques petites traces de cette époque découvertes à Montalieu, Saint-Sorlin et dans la grotte du Gardon d’Ambérieu, c’est la première fois qu’un site de cette ampleur est découvert dans la région. “On ne connaît pas grand-chose sur cette période. C’est la première fois que l’on découvre des sépultures de cette période dans le secteur” se félicitait Frédérique Blaizot.

28 tombes collectives découvertes

Le travail des archéologues a commencé par le décaissement de la couche de terre en surface à l’aide d’une pelleteuse. Le travail s’est ensuite poursuivi à la main, à la truelle, puis avec des outils de plus en plus petits, avec des pinceaux, voire des outils de dentiste pour réaliser le minutieux travail de dégagement. Certains corps découverts étaient très endommagés par les labours anciens et le tassement du sol très caillouteux. Mais d’autres, plus au nord du secteur de fouilles, étaient mieux conservés. Les corps ont été déposés dans les tombes sur le côté, en position fœtale, dans une caisse de bois dont il reste quelques traces de matière carbonée quasi invisibles à l’œil du néophyte. Dans certaines tombes, il y avait deux corps empilés l’un sur l’autre, et dans d’autres, les ancêtres des Ambarrois avaient repoussé sur les côtés les restes des occupants précédents pour faire de la place et déposer un nouveau corps. Aucun objet artisanal, poterie ou bijoux, n’a été découvert dans les tombes, ni de pierre taillée pour accompagner le mort dans son voyage vers l’au-delà. Tous les corps ont été enterrés dans le plus simple appareil, il n’y a aucun indice qui laisse entendre qu’il y avait des différences sociales à cette époque.

Peut-être existait-il un lieu de vie non loin de ces sépultures à Sous la Chaume. Les archéologues savent qu’à cette époque les hommes et les femmes habitaient en groupe. Certains étaient spécialisés dans l’artisanat, pour réaliser des outils par exemple, d’autres étaient commerçants. Ils vivaient d’agriculture, d’élevage, de chasse, possédaient des animaux domestiques -des chiens dérivés du loup. Ils ne maîtrisaient pas encore l’écriture qui fera passer l’humanité de la Préhistoire à l’Histoire, mais ils s’adonnaient sans doute à des activités artistiques, comme faire de la musique avec des percussions. Ils apportaient aussi un certain soin à leur apparence en portant des bijoux. Peut-être se tatouaient-ils également.

Les fouilles se sont achevées ce vendredi 14 avril. Les corps dégagés vont être rapatriés dans les labos de l’INRAP à Bron pour être analysés. Puis ils seront confiés à l’un des dépôts de l’Etat qui stocke les découvertes archéologiques, sans doute à celui de Brou. Un rapport sera ensuite transmis à la commune. Le secteur de fouilles sera rebouché et la mairie pourra récupérer son terrain sans que ce chantier perturbe ses projets finalement. Au départ, elle craignait en effet que ces fouilles retardent la construction d’une route qui doit être terminée d’ici la fin 2018 pour desservir Ambélia. Mais finalement, c’est sur un autre secteur que les fouilles ont eu lieu, sur le terrain où la municipalité prévoyait de construire une nouvelle école, projet qui n’est cependant plus à l’ordre du jour de l’équipe municipale.

 

N.B. : Un diagnostic archéologique peut être engagé en cas de projet d’urbanisme privé ou public touchant un terrain de 3 hectares et plus. Cette première phase est financée par une redevance versée par le maître d’ouvrage de tous travaux ou d’aménagements ayant un impact sur le sous-sol ou qui concernent un terrain de plus de 3.000 m2. Si le diagnostic révèle que des choses intéressantes sont présentes en sous-sol, des fouilles peuvent être engagées à la demande de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, qui passe alors un appel d’offres pour choisir les archéologues qui interviendront sur le site, ceux de l’INRAP ou d’une société privée. Le coût de ces fouilles est à la charge de l’aménageur, en l’occurrence, la commune d’Ambérieu pour les fouilles qui ont eu lieu Sous la Chaume. Ce chantier archéologique a coûté 90.000e environ à la commune pour financer les 5 semaines de fouilles ainsi que le travail d’analyses.




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