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Champignons : une hausse inquiétante du nombre d’intoxications au cours de cet automne

Champignons : une hausse inquiétante du nombre  d’intoxications au cours de cet automne
Alors que le manque de précipitations n’a pas créé cet automne des conditions particulièrement favorables aux champignons, les intoxications liées à l’ingestion d’espèces toxiques et signalées auprès des autorités sanitaires semblent cependant inhabituellement nombreuses.

 

 

L’automne est désormais bien engagé et c’est évidemment la période par excellence pour s’adonner à la cueillette des champignons. Si dans le Bugey comme dans de nombreux territoires, le manque de précipitations a fortement compromis la saison, les pluies sporadiques survenues depuis la fin de l’été ont néanmoins permis de déclencher certaines pousses, et nos montagnes restent toujours un terrain de prédilection pour les adeptes de sorties forestières en quête de beaux paniers. Les autorités sanitaires viennent cependant de tirer le signal d’alarme en lançant un vaste appel à la prudence. En cause : une multiplication des intoxications depuis quelques semaines. Dès la mi septembre, près de 200 intoxications avaient ainsi été signalées, alors que la saison la plus propice aux cueillettes débutait à peine. Depuis, le nombre de cas recensés n’a cessé de grimper de façon inquiétante. Alors que chaque année en France, on observe environ 1.000 cas d’ingestions de champignons toxiques, dont une très grande majorité de l’été à la fin de l’automne, ce sont aujourd’hui déjà 1.179 accidents qui ont été rapportés aux centres anti-poison. Parmi ceux-là, on dénombre 32 situations graves, alors que la moyenne se situe généralement autour d’une vingtaine d’altérations graves, selon le ministère de la santé. À noter que 94% des intoxications identifiées depuis cet été, ont été provoquées par des champignons cueillis par des particuliers.
Parmi les cas graves recensés, 20 présentaient un “syndrome phalloïdien”, caractérisé par des douleurs digestives, des vomissements, et pouvant conduire à la mort. Deux ont nécessité une greffe hépatique et une victime est décédée.
Malgré la divulgation de nombreux messages de vigilance, chaque année les champignons font malheureusement de nouvelles victimes. Depuis 2010, une surveillance précise a été mise en place, à l’initiative de l’Institut de veille sanitaire (INVS) en lien avec le réseau des Centres antipoison (CAP), et depuis 2016, c’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES), qui a pris en charge cette surveillance. Elle est chargée de répertorier les cas, en effectuant des synthèses hebdomadaires du nombre d’intoxications, sur une période qui s’étend de début juillet à fin décembre. Cette surveillance a notamment pour objectif d’identifier les champignons suspectés être à l’origine de la plupart des intoxications. Ce sont ces données qui permettent ensuite aux toxicologues, de proposer les traitements les plus adaptés. Pur la première fois depuis l’an dernier, le mode d’obtention des champignons (cueillette personnelle, achat sur un marché ou dans un magasin) est également plus spécifiquement étudié, afin de mieux cibler les éventuelles actions à mener.
Les autorités sanitaires, rappellent que dans tous les cas quelques règles de bon sens, à commencer par celle de ne jamais consommer un champignon s’il n’est pas identifié avec certitude. Il est aussi conseillé de photographier ses cueillettes, car c’est ce qui peut permettre, en cas d’intoxication, de repérer le plus rapidement possible le champignon concerné et donc de fournir le traitement adapté, les intoxications les plus sévères pouvant conduire à une détérioration très rapide du foie, avec nécessité d’une greffe, voire à la mort. Enfin, en cas de doute, les mycologues avertis restent des interlocuteurs privilégiés. Sur notre territoire, deux associations sont spécialisées en matière d’identification des champignons : la société des Naturalistes et Mycologues de Lagnieu (06.12.04.86.64 ou site internet : www.mycolagnieu.com) et les Amis des champignons à Hauteville (04.74.35.26.29).

 

Plus de 75 intoxications sérieuses dans notre région l’an dernier

L’an dernier, pendant la période de surveillance, de juillet à décembre 2016, 864 cas de consommation de champignons (avec ou sans symptômes) ont été rapportés au réseau des Centres anti poison. Les hommes étaient aussi nombreux que les femmes et leur âge variait de 18 mois à 90 ans (âge médian de 45,5 ans). Les champignons étaient majoritairement issus de cueillette personnelle pour 73% (440 cas), ou avaient été achetés au marché ou dans un commerce (supermarché, épicerie…), à l’état frais ou conditionnés, pour 6,1% (37 cas). Cependant, dans 21% des cas, le mode d’obtention du champignon n’était pas connu. En effet lorsqu’un professionnel de santé contacte un CAP pour un patient intoxiqué, il ne sait pas toujours quelle est la provenance des champignons au moment de l’appel. Les personnes intoxiquées déclaraient avoir consommé un seul type de champignons dans 79,4% des cas, et un mélange dans 20,6%.
La quasi-totalité des personnes (97,7%) s’étaient intoxiquées lors d’un repas. L’ingestion accidentelle hors repas ne concernait que 14 cas (2,3%), presque exclusivement le fait d’enfants (12 cas âgés de 18 mois à 7 ans), qui avaient généralement trouvé un champignon dans le jardin et l’avaient ingéré à l’insu des parents. À noter également que 11 enfants de moins de 5 ans ont été intoxiqués par des champignons qui leur avaient été servis au cours d’un repas. Les intoxications sont majoritairement survenues au mois d’octobre et au mois de novembre. Enfin, la majorité des intoxications est survenue dans les régions de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie (plus de 100 cas dans chacune de ces régions), puis dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes (plus de 75 intoxications). Si 9 cas ont été jugés des très graves, avec de possibles séquelles, en revanche, il n’y a pas eu de décès constaté en 2016. Ces données ne sauraient évidemment pas être exhaustives, car nombre de personnes intoxiquées subissent les symptômes sans contacter leur centre anti poison. Certains cas d’intoxication ont même été rapportés après la consommation d’espèces toxiques, voire potentiellement mortelles, identifiées a posteriori par les experts mycologues. (Sources : bulletin des vigilances de l’ANSES • Juin 2017)




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