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Les jeunes agriculteurs entre optimisme et réalisme

Les jeunes agriculteurs entre optimisme et réalisme
Samedi soir, les jeunes agriculteurs du département s’étaient donnés rendez-vous à la salle des fêtes de Chazey pour se retrouver en toute convivialité, hors de leur contexte professionnel. Entre amour de leur métier, préoccupations réglementaires et équilibre financier précaire, deux d’entre eux, Pauline et Floriant, ont accepté de livrer leur vision d’une activité de passion.

 

Le métier d’agriculteur n’a jamais été un métier facile, et c’est toujours vrai aujourd’hui. Il souffre également souvent d’un déficit d’image, d’un manque de reconnaissance et les préjugés sont nombreux. Florian et Pauline sont pourtant aux antipodes de cette image désuète et galvaudée. Les nouveaux agriculteurs, ce sont eux, avec leurs espoirs et leurs interrogations. Une chose est certaine, ils ont la passion de leur métier, et malgré leurs problèmes, ils veulent y croire. L’activité de Pauline, qui élève des moutons et confectionne des fromages, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Florian, céréalier. Mais tous deux sont membres de la section des Jeunes agriculteurs du canton de Lagnieu. Ils essayent, avec leurs collègues, tous jeunes entrepreneurs ou en cours d’installation, de promouvoir leur métier et de mieux le faire connaître. Pauline et Florian âgés respectivement de 33 ans et 29 ans ont un souhait, qui est évidemment de vivre correctement de leur métier. Cela peut paraître la moindre des choses, et pourtant, ce n’est pas acquis. Pauline explique : “j’avais un emploi, et j’ai décidé de m’associer avec ma belle-famille et mon mari. Actuellement, je suis très loin de percevoir même le SMIC. Nous produisons des fromages et avons un élevage de viande à moutons. Cela fait cinq ans déjà, j’adore toujours autant mon métier, mais j’aimerai en vivre...”
Florian qui, est lui depuis trois ans à son compte en tant que céréalier confirme que c’est difficile également dans son domaine : “j’ai un diplôme d’ingénieur, j’aurai pu ne pas venir dans cet univers, mais j’ai pris la relève. J ne le regrette pas, mais nous n’en vivons pas comme il se doit lorsqu’on fait le ratio heures/salaire”.
Ces deux jeunes agriculteurs partagent en tout cas incontestablement une passion profonde pour leur profession, pour la terre, et l’envie de bien faire, mais ils se heurtent à des difficultés qui ne sont plus vraiment de leur ressort, que ce soit au niveau national ou bien entendu européen. “Nous sommes confrontés à des réglementations de plus en plus draconiennes. Avec l’évolution continue des moyens de production accordés, comme certains nitrates et autres engrais, nous devons tout le temps nous justifier, c’est compliqué. Tout cela est assez paradoxal. Lorsqu’on voit la polémique sur l’utilisation des glyphosates, et que d’un autre côté on signe des conventions bilatérales avec les pays étrangers pour importer certains composants que nous-même interdisons à la commercialisation chez nous...  À la sortie, tout cela crée bien entendu un climat de défiance des consommateurs...”
Pauline rappelle toutefois, que nous avons besoin des agriculteurs français. “il est important que nous produisions nos produits en local et que l’on s’assure de ce que l’on mange, c’est normal”.
Et Florian d’ajouter “Nous entendons beaucoup parler des agriculteurs et de notre métier, mais parfois nous sommes blessés”, évoquant notamment les suspicions d’usage non maîtrisé des pesticides, dont font l’objet les céréaliers. Même impression de la part de Pauline, au sujet du bien être animal. Elle explique qu’elle prend soin de ses bêtes, avant tout : “nous ne sommes pas des sauvages on aime nos animaux !”. C’est pour cela que des journées portes ouvertes sont organisées chaque année, notamment lors des rendez-vous “Bienvenue à la ferme”. Pour Pauline comme pour Florian c’est l’occasion de démystifier leur métier, d’en montrer une autre facette. En tant que céréalier, Floriant s’attache à expliquer à quoi sert sa production et à qui elle est destinée. Une façon de rassurer la population, d’expliquer le cheminement des produits et de les faire goûter pour ceux qui confectionnent des matières finies comme Pauline avec ses fromages. Finalement, l’engagement dans cette filière, et l’image des jeunes agriculteurs est souvent bien à l’inverse de ce que certains imaginent. Des gens ouverts, bien dans leur siècle bien dans leur métier, avec qui le dialogue est simple. Des jeunes avec une sacrée volonté, et qui ne comptent pas les heures de travail.
Samedi soir, ils étaient 130 à se retrouver à Chazey. L’occasion de partager enfin un moment de détente, de savourer une choucroute, de danser et de consolider les liens qui les unissent.
À noter qu'un prochain point de vente directe qui se trouvera sur la commune de St-Sorlin, proche du rond point de Lagnieu, devrait voir le jour d'ici 18 mois. Ici, ce sont 15 producteurs qui proposeront leur produit directement de la ferme au client, une façon de poursuivre en face à face, la promotion de leurs produits et de leur métier.




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