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Entretien

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Jean-Michel Duluye, ancien producteur de tabac

Jean-Michel Duluye, ancien producteur de tabac
Autrefois très présente en Rhône-Alpes, notamment dans le sud du département de l’Ain, la culture du tabac disparaît peu à peu. Aujourd’hui, la politique agricole européenne, la mondialisation et d’autres paramètres liés à la santé publique ont beaucoup changé la donne. On cultivait pourtant encore du tabac à Chazey-sur-Ain, il n’y a pas si longtemps...

 

Le tabac était probablement cultivé par les Amérindiens avant l’arrivée de Christophe Colomb en 1492. Par la suite, c’est en 1556 qu’un explorateur français du nom d’André Thevet l’importe du Brésil et décide de le cultiver dans sa région natale, les environs d’Angoulême. En 1560, par l’entremise de Catherine de Médicis reine de France, Jean Nicot un diplomate français fait reconnaître les “bienfaits médicinaux” de la plante désormais vendue par les apothicaires sous forme de poudre.
À partir de 1670, l’État français, qui a surtout bien compris le potentiel économique du tabac, se réserve le monopole de sa production et de sa vente.
La culture se développe alors dans plusieurs régions de France, mais surtout en Alsace et en Rhône-Alpes. Essentiellement dans la Drôme, dans l’Isère et d’une manière plus confidentielle, dans le sud du département de l’Ain.
En 1970, dans le cadre de la politique agricole européenne, le monopole du tabac est aboli. Les agriculteurs peuvent alors cultiver de petites exploitations.
Les années passant, indépendamment de la filière tabac, il semble que le grand public a beaucoup de mal à saisir les tenants et les aboutissants liés à l’agriculture en France et en Europe d’une manière générale. Jean-Michel Duluye, agriculteur à Chazey, y a longtemps cultivé du tabac. Il revient sur cette pratique qui s’est aujourd’hui perdue.
Jean Michel Duluye, vous avez été agriculteur. Vous avez également cultivé du tabac sur votre exploitation. Comment est venue cette initiative ?
Mon grand-père était agriculteur, et très jeune j’ai décidé de le devenir aussi. À la base, mon métier c’était la culture des céréales et l’élevage de bêtes à viandes. C’est ce que j’ai fait jusqu’en 2000. C’est alors que j’ai décidé de me lancer dans la culture du tabac, d’autant que nos sols argileux-calcaires se prêtent à cette culture. C’est une expérience dont je garde d’excellents souvenirs. Le plus difficile pour nous, c’est que nous avions du personnel à gérer et nous n’étions pas nécessairement préparés pour cela.
Pour la culture en elle-même, on pendait les pieds de tabac entiers en août et on les laissait sécher sur des barres dans les serres. En novembre, on effeuillait le tabac. Les feuilles étaient triées par qualité en quatre catégories.
Quelle variété cultiviez-vous ici ?
En ce qui me concerne, c’était le Burley. D‘autres, comme mon frère, cultivaient le Virginie. Ce sont deux variétés de tabac blond. Le Burley est plus fort, tandis que le Virginie est plutôt sucré.
Vous avez pris votre retraite il y a un an et vous avez arrêté la culture du tabac en 2006. C’était pourtant un produit à forte valeur ajoutée. Pourquoi avoir stoppé ?
À une certaine époque, la filière tabac était aidée au niveau européen. De plus en plus, les aides ont diminué, et comme vous le savez, la rémunération du producteur est déterminée désormais par le marché.
Avec la mondialisation, le tabac produit en France a été estimé beaucoup trop cher par rapport à celui que produisent certains pays d’Europe de l’Est, d’Asie (la Chine surtout) et d’Amérique du sud. Pour les États-Unis, c’est encore autre chose….
Je pense que le tabac produit chez nous pourrait pourtant viser des marchés de niches, notamment la qualité premium. En ce qui me concerne, durant les années qui ont suivi, j’ai repris l’élevage et la culture des céréales. Certains collègues se sont orientés vers les cultures de plantes aromatiques et certains de nos voisins, dans le nord Isère préfèrent produire de la noix.
La tabaculture dans notre département a, à ma connaissance, complètement disparu.
Et le mot de la fin ?
Je n’ai jamais fumé de toute ma vie. Cela est également vrai pour beaucoup de mes anciens collègues !




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