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Entretien

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“Infections, le traitement de la dernière chance”, l’ouvrage porteur d’espoir de Marie-Céline Ray

“Infections, le traitement de la dernière chance”,  l’ouvrage porteur d’espoir de Marie-Céline Ray
À Vaux-en-Bugey, Marie-Céline Ray vient de publier ce 31 octobre l’ouvrage “Infections, le traitement de la dernière chance”. Un livre porteur d'espoir qui rassemble des témoignages de guérison spectaculaire grâce à une pratique méconnue : la phagothérapie.

 

 

Marie-Céline Ray pouvez-vous vous présenter ?
Je suis aujourd’hui journaliste spécialisée dans les questions de santé et d'environnement. J'habite Vaux-en-Bugey depuis dix ans avec mes trois enfants et je suis également adjointe au maire dans cette commune. J'ai 43 ans.
Quel est votre cursus professionnel ?
J'ai fait une thèse de microbiologie à l'université Lyon 1 où j'ai plus particulièrement travaillé sur la bactérie Escherichia coli. Ensuite j'ai enseigné les SVT pendant plusieurs années dans le secondaire, dont un an au lycée de la Plaine de l'Ain. Mais ma passion c'était l'écriture… Je me suis tournée vers le journalisme. Aujourd'hui j'écris pour plusieurs médias dont le site futura-sciences.com où je rédige des articles sur l'actualité “santé” et “planète”.
Aujourd’hui vous publiez un ouvrage qui pointe du doigt le problème de la résistance aux antibiotiques. Une évolution qui entraîne malheureusement la mort de nombreux malades. Vous expliquez qu’il existe pourtant une alternative qui fonctionne : la phagothérapie. C’est quoi exactement ?
La phagothérapie consiste à utiliser des prédateurs naturels des bactéries, les phages, qui sont des virus “mangeurs” de bactéries. Ces virus se trouvent dans l'environnement, par exemple dans les eaux usées. Chaque phage est spécifique d'une bactérie : il ne tue que sa bactérie cible. La phagothérapie a en réalité été inventée il y a déjà 100 ans à Paris, par un chercheur de l'Institut Pasteur : Félix d'Hérelle. À cause des problèmes de bactéries résistantes aux antibiotiques, de plus en plus de personnes s'intéressent à la phagothérapie dans le monde. Elle peut être utilisée seule et se substituer efficacement aux antibiotiques, mais la solution la plus souvent envisagée est d'associer les deux, antibiotiques et phages, pour s’assurer d’un maximum d'efficacité.
Dans votre livre, on découvre les témoignages de nombreux patients qui ont été soignés par la phagothérapie, notamment en Géorgie. Pourquoi en Géorgie et non pas en France ?
Parce qu’en France, la seule possibilité pour se faire soigner par phagothérapie est la voie “compassionnelle” : il s'agit de patients qui risquent de mourir ou d'être amputés à cause d'une infection résistante aux antibiotiques. Dans ce cas, le médecin propose parfois d’envoyer la souche du patient à une entreprise de biotechnologie (Pherecydes) qui cherche dans sa banque de phages un traitement spécifique du patient. Deux patients ont été traités de cette façon aux Hospices Civils de Lyon en 2017. Mais cela reste peu connu, peu valorisé et réservé aux cas “désespérés”. C'est pourquoi des patients partent se faire soigner en Géorgie, à Tbilissi, où se trouve le centre de phagothérapie Eliava. Cet institut a été fondé par George Eliava, un médecin géorgien, qui est venu travailler à l'Institut Pasteur à Paris, où il a rencontré Félix d'Hérelle. Les deux hommes sont devenus amis et George Eliava a ramené la phagothérapie dans son pays. L'Institut Eliava a produit des tonnes de phages pour l'ancien bloc soviétique. C'est aujourd'hui à la fois un centre de recherche et de soins.
Quelles sont, selon vous, les maladies importantes qui pourraient être soignées par la phagothérapie si la médecine française s’y intéressait davantage ?
La plupart des maladies causées par des bactéries peuvent être traitées par phagothérapie : des infections urinaires, des staphylocoques dorés, des maladies nosocomiales (contractées à l'hôpital), des infections respiratoires, ORL, ostéo-articulaires, gynécologiques… Aujourd'hui, une des cibles prioritaires des chercheurs est la mucoviscidose : la phagothérapie ne guérit pas ces patients, mais on sait qu’elle peut les aider à mieux respirer pendant un certain temps.

Quel est votre principal objectif avec ce livre ?
Chaque année, en France, 12.500 personnes meurent à cause des bactéries résistantes. Du côté des antibiotiques, il n'y a rien de bien nouveau qui sorte des laboratoires de recherche. La phagothérapie propose une solution intéressante. Je trouve fou que des patients parcourent des milliers de kilomètres pour se faire soigner en Géorgie, alors que ce traitement n'est pas si compliqué à mettre en œuvre… Par exemple, je parle dans mon livre de Christophe Novou dit Picot, le président de l'association Phages sans frontières, qui a sauvé sa jambe en Géorgie. Les médecins français voulaient l'amputer, sinon il risquait de mourir à cause de ses infections. Mon objectif est de faire connaître la phagothérapie, que patients et médecins en parlent et qu'elle revienne en France, là où elle est née ! Enfin, pour revenir au titre du livre, il faudrait justement que la phagothérapie ne soit pas que le “traitement de la dernière chance”, mais qu'elle soit en réalité utilisée bien plus tôt.

Ouvrage en vente sur commande chez votre libraire ou sur Internet au prix conseillé de 13,90E.

 




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